Unité d’habitation accessoire

Définition

C’est un logement autonome privé aménagé sur un terrain où se trouve déjà une habitation. D’une taille plus petite que celle du logement principal, ce modèle d’habitation peut convenir autant à des personnes âgées qu’à des personnes seules, des familles monoparentales ou des couples.

Au Canada, les villes de Vancouver, Calgary, Edmonton, Ottawa ainsi que la quasi-totalité des municipalités ontariennes autorisent certains types d’UHA dans leurs règlements de zonage et de construction. Au Québec, de plus en plus de municipalités en autorisent certains types mais de manière encadrée, notamment par crainte de surcharger les infrastructures collectives existantes (égouts, aqueducs, routes, écoles, etc.).

Pourtant, si elles sont autorisées dans des zones ciblées, déjà munies d’infrastructures, les unités d’habitation accessoires peuvent les optimiser et, conséquemment, procéder à la densification douce du territoire, tout en permettant aux municipalités de faire des économies.

Format

Il existe 3 catégories d’UHA :

  • Logement accessoire : logement aménagé à l’intérieur du bâtiment principal (p. ex. : dans un garage ou un sous-sol) ;

  • Unité d’habitation accessoire attachée (UHAA) : logement ajouté au bâtiment principal (annexe latérale ou ajout d’un étage) ;

  • Unité d’habitation accessoire détachée (UHAD) : petite maison détachée située sur le même terrain que celui du bâtiment principal.

Caractéristiques

  • Logement qui comprend au moins une salle de bain, une cuisine, une salle de séjour et une chambre

  • Aucune restriction de lien entre les propriétaires du bâtiment principal et ceux de l’UHA, contrairement aux maisons intergénérationnelles

  • Taille réduite du logement

  • Intégration dans l’harmonie du bâtiment principal

Clientèle

Autonome ou en légère perte d’autonomie

Avantages

  • Environnement qui favorise le vieillissement actif dans son milieu de vie

  • Création de revenus supplémentaires pour les propriétaires grâce à la location de l’unité

  • Augmentation des interactions sociales

  • Augmentation de l’entraide et du lien entre les générations 

  • Augmentation du sentiment de sécurité

  • Augmentation et diversification de l’offre de logement 

  • Contribution à la densification du territoire

  • Optimisation des infrastructures, des équipements et des services existants (milieu urbain) 

Défis

  • Complexité des règlements municipaux 

  • Critères d’aménagement peu flexibles et contraignants 

  • Capacité des infrastructures

Exemples

Des municipalités québécoises comme exemples 

Il est difficile de savoir quelles villes autorisent les UHA, sans lire les réglementations de chacune des municipalités, car l’information n’est pas encore centralisée.

Les villes de Sainte-Catherine et de Victoriaville acceptent toutes les catégories d’UHA sans imposer trop de contraintes aux propriétaires, alors que d’autres municipalités (Longueuil, Gatineau, Saint-Hilaire, Chambly, Gatineau, etc.) n’en acceptent que certaines (photo Vivre en ville).

Sainte-Catherine : première ville québécoise à favoriser les UHA

Pour en savoir plus sur le projet :

a.     « Favoriser la coopération intergénérationnelle et l’accès à la propriété [Article] ». Ville de Sainte-Catherine, mai 2022

b.     « Un pavillon-jardin dans sa cour arrière [Enregistrement audio] ». Ohdio, Radio-Canada, mai 2022

 

Montréal 

La réglementation varie d’un arrondissement à l’autre. Parmi ceux qui les acceptent, notamment intégrées au sous-sol, on retrouve Ville-Marie et le Plateau-Mont-Royal.​

Pour plus d’information : « Série Unités d’Habitations Accessoires – Multilogement Berri-Resther [Enregistrement vidéo] ». Reportage d’Écohabitation sur l’implantation d’une UHA à Montréal par la firme d’architecture Microclimat

 

Ailleurs au Canada

Ottawa : Aménagement d’une annexe résidentielle à Ottawa — Guide du propriétaire. Service de planification, d’infrastructure et de développement économique, Ottawa, 2017